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Le rêve d’une renaissance devenue réalité: Camif


Après un passage à vide, l’ancienne coopérative et fournisseur préférés des professeurs a fait peau neuve avec l’arrivée de son repreneur Emery Jacquillat : 100% made in France, développement durable et digitale, la nouvelle formule 2.0 de la Camif plaît… et ça marche ! Après avoir touché le fond, la Camif en est aujourd’hui à un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros. Cette réussite, son dirigeant engagé et pas comme les autres y a largement participé…


La résurrection d’une société qui devait mourir


Il y a 11 ans, année 2008, en pleine crise économique, la Camif semblait condamner à un bien triste destin, le tout, le temps d’une semaine entre une cessation de paiement, une liquidation quelques jours après de sa branche Camif Particuliers, et donc 785 emplois de supprimés, suivis de la Camif SA, 6 mois plus tard. À défaut de n’avoir peut-être pas su à l’époque s’armer face à la concurrence du type Ikea ou Darty, la Camif s’était alors engagée vers une chute précipitée au fil des années.


Et pourtant, en étant relancée par le prometteur entrepreneur Émery Jacquillat, fondateur et PDG du groupe de matelas Matelsom, l’ancienne coopérative s’est vue renaître de ses cendres. Et moins de 10 ans plus tard, elle marquait un fort engagement sociétal en étant l’une des toutes premières entreprises à mission de France, soit bien avant la récente Loi PACTE. Celui qui voit la crise des Gilets jaunes comme l’occasion de « réinventer notre économie pour qu’elle soit plus locale, circulaire, plus inclusive et plus bénéfique pour l’ensemble de la société » (BFM Business), a tenu bon en misant sur une stratégie gagnante alors à l’époque bien différente de ses concurrents : le made in France et le développement durable.


Après avoir longuement travaillé sur la refondation d’une culture d’entreprise solide avec plus de proximité entre ses salariés, l’entrepreneur a déployé un management horizontal et n’hésite pas à donner du rythme à ses équipes en encourageant des collaborations plus actives et plus originales. Entre son refus engagé de participer au Black Friday, jour durant lequel il décide de fermer son site, sa pétition pour une TVA zéro des produits made in France, et sa devise loin d’être naïve : « Nikea », Emery Jacquillat vise l’année 2040 pour dépasser son plus grand concurrent (précédemment et subtilement cité).


Le rêve : le carburant de la renaissance


Remonter la pente d’abord, aller plus loin dans la transformation de l’entreprise ensuite. C’était là l’ambition du dirigeant de la Camif depuis 2014 qui a amené le changement de ses statuts et la fameuse inscription de sa mission : « Proposer des produits et services pour la maison au bénéfice de l’Homme et de la planète. Mobiliser notre écosystème, collaborer et agir pour inventer de nouveaux modèles de consommation, de production et d’organisation ».


Et puisque l’Homme est au cœur, il en est de même pour les salariés, dont le bilan est délivré à chacun le temps d’une marche le long de la Sèvre et surtout, dont le rôle est décuplé au sein de l’entreprise pour participer à son développement et à sa préservation du bien-être de chacun. Entre budget collaboratif et création d’un comité de suivi de l’engagement sociétal de la Camif, incluant toutes les parties prenantes, l’entreprise innove dans tous les domaines ! Quand on regarde le succès de cette entreprise aujourd’hui, on peut se dire qu’on a là une illustration bien parlante qui démontre qu’un engagement social, ça peut aussi marcher sur le plan économique. Un modèle à suivre…


Le rêve, moteur pour l’entreprise


Emery Jacquillat, a réussi le défi de refondre le moule de l’entreprise en reprenant une équipe fragilisée. Ce que peu d’entre nous n’osent tenter. En fin leader et manager, il a su réinventer les conditions favorables d’une direction claire, d’une structure solide, d’un contexte adéquat et d’un état d’esprit commun. Un exemple d’inspiration et de recréation de valeur pour tous par la mise en œuvre concrète de la force du lien, du droit à l’erreur notamment. Il aboutit à une communauté humaine soudée pour offrir un rêve commun qui s’appelle le nouveau futur de l’entreprise.

Vous l’aurez compris, le rêve est ce moteur qui nous conduit collectivement vers les sommets… à condition qu’il soit finalement partagé avec les équipes, les actionnaires et les clients.

Suivons son rêve et son objectif à 2040 !


Sandra BLANC MESNEL Dreamaker

Experte en mutation de managers en leaders authentiquessandra@agencedesreves.com- www.agencedesreves.com