Pourquoi rêver rend la performance encore plus réelle ?


Crédit photo : Olivier Mariotti


Pourquoi rêver ?


Si le rêve fait émerger le sens, si le sens fait résonner nos valeurs, si nos valeurs nous poussent à partager ce rêve, si le rêve prend de l’amplitude avec le partage, si le partage fait bouger vers un autre cap, si ce cap déploie nos ailes vers un nouvel envol, si cet envol est guidé par notre sens, alors notre sens est le gouvernail de notre vie,et notre vie nous est offerte pour en faire le tour de son monde, de ce monde, prêtons attention aux signes, des signes, des chuchotements qui tentent de

réveiller nos rêves enfouis.

D’une rencontre naît souvent une étincelle, l’étincelle pour prendre un tremplin, un tremplin pour densifier la vie, la vie pour soi, la vie avec les autres, et l’ensemble pour entrevoir le monde.


« Je réalise un rêve de gosse »ce sont les premiers mots de Yannick Bestaven, à l’arrivée du Vendée globe. Derrière ces mots et son visage, une satisfaction extrême.

Beaucoup de bonheurs traversés pour ces femmes et ces hommes. Une victoire sur eux-même, plus que sur les autres, seul.e sur un bateau de course pendant 80 jours pour faire face à la joie, à l’inconnu, à la peur, dans des conditions dantesques.

Humanisme et tragique aussi. Des creux de 6 m, 40 nœuds de vent, la course ouvre une parenthèse quand le comité détourne quatre skippers de leur course pour sauver un concurrent. Son bateau s’est fracassé en quelques instants. Il s’est réfugié dans son radeau de survie. Plus de 96 heures d’angoisse, soit une nuit, un jour, une autre nuit où tous les repères changent, les cartes et les objectifs ne sont plus les mêmes. La délivrance. Kevin est sauvé.

Sacrément chamboulés, ces hommes ne seront plus les mêmes.

Se remettre en selle, et reprendre le cap.

Un rêve d’équipe pour chacun des 33 embarqués, avec leur équipe technique, presque unique lien avec la Terre. Cette équipe avec qui ils ont construit leur rêve pendant 4 ans.

Les mots de ces femmes et ces hommes d’exceptions à leur arrivée, sont des leçons de vie qui valent toutes les formations en management !

Nous tous, chacun à notre mesure, avons des rêves extraordinaires, d’un jour ou d’une vie, grands ou petits, rêves abstraits comme « atteindre la plénitude » « accepter mes enfants tels qu’ils sont » « vivre en amour » … Des rêves concrets : « Découvrir de nouveaux pays » « faire un jackpot financier » « Vivre à la montagne… »

Rêver c’est penser positivement, librement, aller chercher du plaisir, voir grand, souvent s’imaginer un défi inaccessible. Faites parler quelqu'un de ses rêves, il sourira spontanément. Son cœur va parler, pas son mental, ni ses craintes…

Le rêve à la vertu puissante de faire tomber nos préjugés, nos barrières. Il permet de s’extraire du moment, de l’incertitude, de ces peurs, qui n’en a pas besoin en ce moment ?

Quand on rêve, on s’autorise à observer le monde différemment, à en regarder la beauté.

A entendre une personne enfermée dire : « Ma seule liberté est de rêver alors je rêve de liberté» on imagine alors la profonde connexion à soi qui résonne chez lui.


Partager ses rêves, c’est aussi s'inspirer


Rêver reste un rêve. Quand on le partage à un autre, il va faire écho, il va s’alimenter. Quand on le raconte, quand on s’entend l’exprimer, il acquiert une nouvelle dimension. Quand l’autre le reprend, il ouvre d’autres portes, le rêve s'enrichit de l’autre, se décuple.

Le rêve des skippers leur ouvre un chemin, comme une boussole, il indique la direction, le sens de leur vie.

Alors remercions encore nos navigateurs qui « s’enbouclent » autour du monde, dans un sens ou dans un autre, ils nous montrent le sens d’un nouveau rêve, et peu importe le sens qu’il prend si c’est le nôtre !

Rêve et sens, Blabla ou vital ?

A trop parler de sens, on en oublierait presque que ça n'est pas banal, mais vital. Sujet bateau pour certains, tellement conjugué qu’il en deviendrait ordinaire, mais alors pourquoi cherche-t-on souvent l’adrénaline hors de notre quotidien ? Pourquoi nos sportifs disent-ils qu’ils vivent des sensations incomparables ? Ils savent qu’ils traversent des moments d’extase, de transcendance difficile à ressentir dans leur vie habituelle. Leur vie et leurs rêves se confondent parfois pour devenir une évidence.Alors non, le rêve n’est pas ordinaire, il donne l’énergie extraordinaire de faire avancer l’être humain.

Imaginons que nos enfants soient empêchés de rêver ? Privés de la force d’aller plus loin, plus haut...Quand nous rêvons, nous revivons cette posture d’enfant, libre.

Mesurons aussi notre responsabilité quand on freine, même involontairement, les rêves de nos proches. Réveillons notre lucidité avant de priver un mari, une amie, son enfant, de sa liberté de rêver. Pourquoi ne pas le laisser aller vers l’aspiration qui bouscule notre équilibre, notre confort ? Parce que son projet nous fait peur ? Parce qu’il génère un risque, un engagement financier ? Parce que l’on voyait autre chose pour lui, quelque chose qui nous irait mieux, à nous ? La vigilance doit être de ne pas restreindre nos proches, encore moins de casser leurs rêves. Notre responsabilité consiste en la prise de conscience de la liberté de l’autre.

Si l’entourage de nos skippers, ne soutenait pas leur projet fou, ils ne largueraient jamais les amarres de leurs tours du monde…

Alors que devienne un réflexe le questionnement sans freins de son entourage et de soi-même : Qu’est-ce qui me rend heureux ? Est-ce que je vis la vie que j’ai envie de vivre ? Pourquoi suis-je là ? Pourquoi se lever pour aller bosser ? Qui j’admire ? Pour qui ai-je envie de me mettre en quatre ? Qu'est-ce que j'ai envie de donner et de recevoir de mon job ? Est-ce que je m’éclate ?

Si s’interroger sur son job reste évidemment un luxe pour certains. La vie nous autorise souvent plus que ce que nous nous permettons.


Revenir à terre et toujours rêver


Entre trois et quatre mois après leurs départs, nos navigateurs rentrent enfin dans le chenal des Sables d’Olonne. Chapeau immense à tous pour avoir pris le départ ; respect et courage à ceux qui n’arriveront pas ou ne seront pas classés. Leurs rêves leur ont donné l’énergie pour suivre les balises de caps fantastiques et infernaux.

Ils en sortent assurément transformés, après avoir mêlés rationalité, hasard, prises de risques, caprices techniques et météo incontrôlables. Ils ont bataillé avec leur mental, s’en libérant parfois pour jouer avec intuition et créativité afin d’aller de l’avant et parfois juste se sortir de situations périlleuses.

Ils quittent un monde inenvisageable pour nous, pour en retrouver un autre fou masqué. Retombons sur Terre pour nous recentrer sur nos déclics, les étincelles qui permettent de ressentir les essentiels qui nous guident.

Prenons des raccourcis, en rappelant que la prise de conscience puis la responsabilité de se mettre en marche embarquent déjà vers de nouveaux comportements et transformations…

Nous ne traiterons pas ici comment nous permettons à des dirigeants, des équipes de réfléchir aux essentiels qui les guident et les accompagnent dans leurs virages pour aller chercher plus loin qu’une réalisation financière…

Pas de place pour développer ici le sens collectif si central pour la motivation, la performance immédiate et durable…

Non plus pour vous dire pourquoi Peggy et Sandra, que vous lisez, ont bougé les lignes en poursuivant leurs rêves dans leurs aventures professionnelles. Ni comment elles continuent dans leurs accompagnements en solo et en équipe,

On vous le racontera lors de la webconf du 20 avril à 9H !, Inscrivez-vous et intervenez avec nous.


A nous de jouer ensemble autour de vos rêves

Ce qui nous emballe, c’est de vous faire rêver. Présomptueuses ? Ambitieuses ? Peu importe tant que nous partagerons avec vous ce qui nous relie dans nos expériences, pour faire émerger l’envie de rêver. Vous distiller que c’est l’impulse du sens qui porte et autorise à penser autrement, à conjuguer audace, énergie pour densifier son aventure. Personnelle pour tous, et évidemment professionnelle avec d’autres.

Et nous préférons aborder motivation, engagement et performance quand nous serons assises en face de vous ! Peggy Masse et Sandra Blanc Mesnel